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Depuis quatre ans, cette graphiste de formation passe la plus grande partie de son temps assise à la table de son bureau, en compagnie de sa machine à coudre. Elle crée des « accessoires textiles aux influences ethniques », comme elle le définit elle-même.

"Il y a quatre ans, je suis partie en voyage en Inde, pendant quatre mois. J’ai été assez touchée par toutes les couleurs que j’y ai vues. Et en rentrant, j’ai décidé de me lancer."

Elle laisse donc de côté sa profession de graphiste pour revenir à un savoir que lui a enseigné sa grand-mère : la couture.

"J’ai d’abord commencé par des coussins, avec des tissus que je chinais, chez Emmaüs par exemple, et que je mélangeais avec des tissus ethniques."

Site Internet et boutique de créateurs

La Mayennaise d’origine, qui vit en Bretagne depuis huit ans, s’inscrit sur Alittlemarket, une plateforme de vente en ligne qui lui permet de commercialiser ses premières créations.

"C’est compliqué de se lancer dans une démarche commerciale, surtout que c’est un travail que je fais avec émotion."

Bouillotte de tissus remplis de graine de lin, cache-pot, sac, bandeau ou encore ceinture façon obi, inspirée du Japon, tout est aujourd’hui à vendre sur son propre site Internet, à des prix allant de 16 à 50 €.

Elle fait même partie de la boutique de créateurs Créa’ty breizh, installée depuis peu à Vitré [...].

"Je suis à la boutique deux fois par mois, et le grand avantage, c’est que je peux voir directement la réaction des clients face à mes créations. Cela me donne parfois même des idées !"

Une démarche zéro déchet

Dans son travail, Pauline Richard met aussi un point d’honneur à être éco-responsable :

"Je ne jette aucune chute de tissus par exemple, j’essaie de les valoriser au maximum, en m’en servant ensuite pour rembourrer des coussins. Je suis [...] dans une démarche zéro déchet."

La créatrice ne travaille qu’avec des matières naturelles, comme le coton. « C’est mieux que les produits toxiques qui chauffent tous seuls », confie-t-elle en parlant des graines de lin de ses chaufferettes.

Et surtout, son idée est de ne pas être dans la « fast fashion » : "Je fais tout en petite série". Mes tissus sont souvent limités, je ne récupère en général jamais plus de cinq mètres de tissu africain, et il est difficile de retrouver les mêmes motifs ensuite. 


Pauline Richard travaille donc beaucoup sur mesure, notamment pour la décoration d’intérieur. "J’ai un catalogue de tissus sur mon site pour que les gens choisissent. Ensuite, ils m’envoient souvent des photos de leur intérieur et je les conseille.

Lors de son dernier voyage en Birmanie, la jeune femme est revenue avec plein de nouveaux motifs en tête. Son prochain départ sera sûrement pour l’Amérique du Sud. Avec toujours cette même envie d’y chercher des couleurs.

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